Interview Erwan Balança
Posté par adminfév 11
Bonjour Erwan, peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas?
Photographe spécialisé dans la photo de nature et d’environnement, je travaille en France (beaucoup en Bretagne) et dans plusieurs pays étrangers. Je collabore avec de nombreux magazines en France et à l’étranger. Je suis également l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages. En fait, seize avec celui qui sort dans un mois, « Carnet d’un photographe naturaliste cotes et rivages, » aux éditions Eyrolles, je présente la rotule dans ce livre.
J’ai exposé dans différents festivals:
- Festival du Film Ornithologique de Ménigoute (Deux-Sèvres) en 2010
– Festival nature de Namur (Belgique) en 2006 et 2008
– Festival de la photographie animalière de Montier en Der (Haute-Marne) en 2003, 2004, 2006 et 2010
– Festival international du photojournalisme «Visa pour l’image» à Perpignan en 2003
ainsi que lors de différents événements culturels:
– Rencontres du Fleuve 2006 et 2010
– Exposition à Cordemais durant la Biennale Estuaire 2009…et au Japon exposition sur le thème de la Loire estuarienne.
J’encadre des voyages photos nature en Écosse et Hongrie.
J’ai réalisé quinze livres, et je collabore en France et à l’étranger (Angleterre, suisse, Belgique, Italie, etc..) avec différents magazines.
Pour quelle raison t’es tu orienté sur la photo animalière ?
Je n’avais pas le choix (sourire)! Ma passion depuis l’enfance est de passer un maximum de temps dehors dans la nature, et ce travail me le permet.
Quel Thème ou sujet travailles-tu actuellement? …sans indiscrétion
Je viens de terminer le livre sur les rivages qui sortira fin janvier. Je prépare actuellement une exposition qui sera présenté au printemps prochain au Japon (ville de Niigata). Ensuite, je compléterais ce travail avec un photographe japonais, prise de vues au Japon pour moi et lui en France, pour présenter une exposition en duo à Tokyo. Le thème de cette exposition sera la nature dans Nantes, l’estuaire de la Loire et dans l’estuaire de la rivière Shinano (la plus longue rivière du Japon), qui termine sa course dans la ville de Niigata.
Essayes-tu de faire passer un message au travers de ton travail ?
Quand tu es passionné par la nature, tu espères que tes images aideront à une prise de conscience. Montrer le beau pour sensibiliser, et donner envie de protéger. Aujourd’hui nous savons tous que nous avons atteint un point critique, on peut s’interroger sur ce qui va se passer dans les années qui viennent, mais il est sur que les atteintes portées à la planète sont très graves et nous n’avons pas encore pris les mesures qui permettraient de stopper cette course folle. Je suis très pessimiste quand je vois les choses, mais j’ai aussi la chance de vivre de ma passion et d’être le témoin de spectacles magnifiques souvent à ma porte, alors il ne faut pas abandonner, et espérer…
Racontes-nous ta photo préférée (le pourquoi du comment)…
Je n’ai pas de photos préférées, bien sûr, il y a la photo du petit lapin qui baille qui est certainement celle qui a le plus enthousiasmé les gens…on me demande « c’est vous le lapin qui baille? ». Certaines images sont importantes pour moi car j’ai réussi à mettre en image une scène qui m’avait marqué lors d’une observation. Parfois, c’est une image que j’avais dans la tête, et réussir à la saisir est toujours une grande émotion. Mais ma photo préférée est celle que je vais essayer de faire demain….
Quelle(s) difficulté(s) dois-tu surmonter actuellement (pour vivre et faire de la photo)?
Actuellement, le monde de l’édition se porte mal, la presse connait une crise très grave.
Beaucoup de photographes ont du mal a vivre de leur images. Vivre de la photo de nature n’est pas simple, beaucoup d’amateurs rêvent de passer le cap, et souvent en attendant ils acceptent de fournir leur clichés gracieusement à différents supports. Dans une période économiquement difficile c’est tentant pour les supports d’avoir une iconographie gratuite. Quand on est pro il faut être capable de vivre de son travail et de pouvoir continuer à faire les choix de sujets qui te plaisent. J’ai actuellement cette chance, bien sûr je voudrais avoir encore plus de temps à consacrer au terrain, même si j’y suis environ cinq jours par semaine. Il faut une grande disponibilité, il faut pouvoir retourner régulièrement sur les mêmes lieux, même si tu y as déjà passé du temps, pour pouvoir rencontrer les bonnes conditions nécessaires pour la photo rêvée.
Es-tu satisfait de ta rotule Jobu Design et pourquoi?
Cette rotule est un outil idéal pour le photographe animalier! Je l’utilise depuis quelques mois avec beaucoup de plaisir, c’est une très belle réalisation, et tu peux le voir dès le premier coup d’œil! Ensuite, elle est d’une souplesse très impressionnante et ni le froid , ni l’humidité ne la met en défaut. Si tu possède un télé-objetif de 500mm ou plus c’est certainement ce qui se fait de mieux actuellement.
Merci Erwan pour nous avoir accordé un peu de ton temps.
Si vous voulez en savoir plus sur Erwan Balança, vous pouvez visiter son site internet en cliquant sur le lien suivant: www.erwanbalanca.com
Quelques autres clichés: (cliquer sur les photos pour les agrandir)















